Les 4 étapes détaillées du cycle menstruel


Le cycle menstruel n’est pas qu’une histoire de règles. Il se compose de plusieurs phases, et chacune influence notre énergie, nos émotions et notre corps. Les comprendre, c’est déjà mieux se comprendre.


1- La phase menstruelle : quand tout ralentit (et c’est normal)

Le cycle commence le premier jour des règles, oui, le jour où on se dit : oh non, pas encore… parce que tu sais très bien ce qui t’attend.

À ce moment précis, ton corps te dit clairement : stop.

Chez certaines, c’est juste une gêne. Chez d’autres, c’est la douleur, l’épuisement, la sensation d’être vidée — physiquement et émotionnellement.
Et pourtant, on continue souvent comme si de rien n’était.

Pendant les règles, les hormones sont basses. Mais ce que ça donne, en vrai, c’est souvent :

  • une envie de silence
  • moins de patience
  • le besoin de se replier sur soi
  • une impossibilité de se concentrer à cause de la douleur (si c’est le cas, n’hésite pas à consulter)

Ce n’est pas de la faiblesse.
C’est ton corps qui fait un énorme travail, pendant que le monde te demande d’être “normale”.


La phase folliculaire

Il y a ce moment précis.
Celui où tu te lèves un matin et tu te dis : ah… ça va mieux.

Le brouillard se lève doucement. Tu recommences à avoir de l’élan.
Tu fais des listes, tu prends des décisions, tu te projettes à nouveau.

C’est souvent une période où on se sent plus claire dans sa tête. Moins dans l’émotion brute, plus dans l’action tranquille.
Pas euphorique. Juste stable.

Pour moi, par exemple, il y a aussi le fait de se remettre des règles. On néglige trop souvent cette étape, mais pour celles qui ont des règles abondantes, on a perdu beaucoup de sang juste avant, donc on redémarre tranquillement.

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L’ovulation

Pour beaucoup d’entre nous, l’ovulation est une phase de bien-être, un moment où on se sent plus soi-même.
Il y a souvent plus d’élan, plus de confiance. On a envie de voir du monde, de parler, de sortir, de faire des choses, de profiter.

La libido est souvent à son pic à ce moment-là. C’est logique : biologiquement, c’est la période la plus favorable pour tomber enceinte.

Mais , et c’est important de le dire — ce n’est pas pareil pour tout le monde.

Pour certaines personnes, cette envie de contact peut aussi faire remonter autre chose.
Une forme de tristesse, de manque, de vulnérabilité. Ma sœur appelle cette phase “la période bleue”. Elle se sent plus sensible, plus à fleur de peau, parfois même plus seule.

Comme si l’ouverture la rendait aussi plus fragile.


La phase lutéale


La phase où entrent en jeu les SPM (syndrome prémenstruel).

Petit à petit, quelque chose change.
Tu dors moins bien. Les choses te touchent plus. Le bruit t’agace, les gens te fatiguent, les demandes te semblent trop lourdes.
Ce que tu gérais sans problème la semaine d’avant devient soudainement difficile.

Ce n’est pas un hasard.

C’est une phase où le corps ralentit, où les hormones chutent, et où l’émotionnel prend plus de place.
Et souvent, c’est à ce moment-là que remontent :

  • la fatigue accumulée
  • les frustrations qu’on a mises de côté
  • les limites qu’on n’a pas respectées
  • la charge mentale, celle qu’on porte sans même s’en rendre compte

Ce n’est pas que tu changes.
C’est juste que tu ne peux plus faire semblant.

Pour ma part, pendant cette phase, j’ai aussi des symptômes très physiques :
mal de dos, grande fatigue, parfois des nausées… Mon corps me parle clairement.

Un conseil de femme à femme

Note tout.
Les dates, les émotions, les douleurs, ton sommeil, ton énergie. Pas pour te contrôler, mais pour te comprendre.

Tenir un carnet de cycle, c’est un exercice puissant.
Quand tu vois que certaines choses reviennent régulièrement, tu arrêtes de te dire que “tu exagères” ou que “c’est dans ta tête”.

Et si tu souffres vraiment, ce carnet devient aussi un vrai soutien.
Il peut t’aider toi, mais aussi aider un·e médecin si tu décides de consulter. Avoir des repères concrets change tout.

Parce qu’encore une fois, le problème n’est pas ton corps.
Le problème, c’est qu’on ne nous a jamais appris à l’écouter.


Ce que le cycle nous apprend (quand on l’écoute vraiment)

Le cycle n’est pas linéaire.
Il n’est pas fait pour qu’on soit productive, souriante et disponible tout le temps.

Comprendre son cycle, ce n’est pas chercher à “l’optimiser”.
C’est accepter qu’on n’est pas la même femme tous les jours — et que c’est normal.

Si on nous avait expliqué ça plus tôt, peut-être qu’on se serait moins jugées.
Peut-être qu’on aurait arrêté de se demander ce qui cloche chez nous.

-> Le cycle n’est pas un problème à corriger. C’est un rythme à respecter.

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